Lexique

Les parties du corps
Tête Meuri Hanche Moom
Cou Mok Jambe Dali
Épaule Ekké Tibia Jeung Gang Yi
Bras Pal Genou Moureup
Avant-bras Paltouk Cheville Palmok
Coude Palkoup Pied Bal
Poignet Sonn Mok Orteil Bal Karak
Poing Joumok Talon Duit Koumtchi
Main Sonn
Doigt Sonn Garak

Les positions en Taekwondo - Seogi

  1. Pour réaliser un bon travail et obtenir la plus grande efficacité, il est primordial d’avoir des positions adéquates. La bonne position est celle qui permet au pratiquant de travailler ou de se déplacer sans être en déséquilibre ni tomber pendant son travail ou ses déplacements.
  2. Il existe plusieurs positions – basse, haute, moyenne, intermédiaire –, plus ou moins stables et permettant des déplacements plus ou moins rapides. Plus la position est basse, plus elle est stable ; plus elle est haute, moins elle est stable mais elle permet des déplacements rapides.
  3. On doit tenir compte des positions par rapport à la technique effectuée, en les adaptant, toutefois, en fonction de sa morphologie et de son poids. Il faut trouver le meilleur compromis de stabilité et de rapidité pour obtenir la plus grande efficacité en cas de blocage-riposte, esquive, contre-attaque ou pendant les déplacements. En revanche, il faut respecter la position demandée ou imposée, en particulier dans les poomse.

Il est très important de tenir compte de la répartition du poids du corps et surtout du centre de gravité, point mobile qui se déplace en fonction du poids du corps et qui permet le meilleur équilibre possible du pratiquant.

  1. Le pratiquant de Taekwondo doit travailler toutes les positions en passant des unes aux autres avec méthode et stabilité : positions vers l’avant, latérales ou vers l’arrière, croisées, sur une seule jambe, et intermédiaires. Il faut passer des positions basses aux hautes, des courtes aux longues, des étroites aux larges, sans oublier les positions intermédiaires, croisées par devant et par derrière, jambes tendues et fléchies, puis sur une jambe et ensuite sur l’autre, toujours en tenant compte de la répartition du poids du corps et du centre de gravité.
  2. En raison de l’importance du travail des jambes et des nombreuses esquives en combat en Taekwondo, les pratiquant adoptent des positions plus hautes que dans beaucoup d’autres styles d’arts martiaux et sports de combat pieds poings, ce qui fait du Taekwondo l’un des styles les plus rapides et dynamiques.

Un autre facteur amène à adopter des positions plus hautes : le port du plastron en combat qui gêne le compétiteur dans des positions basses.

Alors, à vos positions !

Comprendre l'esprit des blocages en Taekwondo

Définition
Le blocage (Makki) est un mouvement naturel de défense, par réflexe, chez l’humain, qui sert avant tout à se protéger. Il s’oppose à un autre mouvement : l’attaque ou un autre blocage. C’est une technique d’auto-défense.
Le blocage peut être par réflexe, volontaire, demandé, conventionnel, par besoin ou imposé. Le blocage étant un mouvement de protection spontané chez l’humain, il n’est pas toujours précis et efficace. Il faut beaucoup d’entraînement et de répétition du mouvement afin d’améliorer la performance et d’obtenir les résultats souhaités.

But et application
Le but est de dévier une attaque de sa trajectoire, de la parer éventuellement, ou de saisir la partie du corps qui attaque (en général, un membre supérieur ou inférieur), et surtout de déséquilibrer l’attaquant. Ce dernier peut être un partenaire, un adversaire ou un agresseur.
Le blocage doit avoir de la force, de la précision, et surtout de la vitesse, pour anticiper l’attaque, car l’attaque part généralement avant le blocage. Le timing est donc très important. Il faut que la posture (position) soit adéquate et stable. Il faut un maximum d’énergie et de concentration car les muscles doivent être contractés au moment de l’impact. Un blocage bien effectué donne une sensation de réussite et de confiance en soi.

Parties du corps qui servent à bloquer
Ce sont surtout les membres supérieurs, mais également les membres inférieurs, voire d’autres parties du corps.
On bloque avec le bras, le coude, l’avant-bras, le poignet (partie interne et externe), la main (tranchant interne et externe, paume, dos, partie entre le pouce et l’index [en forme de faucille] Agwison Khaljaebi).
On bloque aussi avec le genou, le pied (plante, tranchant interne et externe), éventuellement avec le tibia, la cheville et le cou-de-pied.

Les différents blocages
Il existe plusieurs types de blocage et différentes façons de bloquer. Le blocage peut être court, moyen ou long, bas, moyen ou haut. Son exécution est simple, double, renforcée, croisée, avec saisie, avec projection, avec maîtrise de l’attaquant, avec riposte, ou par anticipation.
Les blocages se font à plusieurs niveaux : blocage haut – Olgoul Makki / blocage moyen – Montong Makki / blocage bas – Area Makki = Ale Makki
Les blocages se font de haut en bas, au milieu du corps et de bas en haut. Leur application est frontale, latérale, en rotation et, dans certains cas, postérieure.
Les blocages doivent être adaptés aux attaques, à la situation et au positionnement de l’attaquant. Il faut toujours se mettre dans la posture la plus adéquate et stable, en fonction du niveau de l’attaque, pour obtenir le meilleur résultat. Il faut être prêt à bloquer dans tous les cas d’attaque et, selon le cas, feinter et bloquer, ou bloquer et saisir, voire maîtriser, ou bloquer et riposter, ou bloquer et projeter. Par exemple, en combat officiel avec application des règles d’arbitrage (Kirougui), on donne la priorité à l’esquive par rapport au blocage ; on n’utilise le blocage qu’en dernier ressort.

Positions et synchronisation
Les positions adéquates sont de préférence basses et stables, en dehors des déplacements et des combats. Dans le cas du blocage-riposte, on donne une préférence aux positions larges et stables. Dans le cas des pas-combats ou du combat, la position peut être plus haute, et donc moins stable, permettant un déplacement plus rapide. Les pieds du défenseur doivent glisser, afin de bien adhérer au sol, pendant le déplacement (position intermédiaire).
La synchronisation des deux membres supérieurs est très importante, en particulier quand il s’agit d’un blocage-riposte, afin de riposter le plus rapidement possible.

Travailler les blocages
Les aspects sur lesquels porte essentiellement le travail sont la vitesse d’exécution, le niveau, la position, la fluidité dans l’armement, la dynamique, la distance par rapport à l’attaquant, et la puissance. Les trois phases du blocage – l’armement, le chemin et l’aboutissement – ont chacune son importance.
Les pratiquants de Taekwondo travaillent toutes les composantes du blocage afin d’améliorer son efficacité, sa précision et son résultat. Ils préparent, renforcent et forgent, au fur et à mesure des entraînements, les différentes parties du corps utilisées afin qu'elles deviennent des armes à part entière.

La répétition du mouvement n’est, cependant, pas suffisante. Elle doit s’accompagner d’une prise de conscience du mouvement. Pour cela, il faut travailler dans le vide d’abord en décortiquant la technique, puis au ralenti, et enfin, le plus rapidement possible, pour obtenir un bon timing. Lors de l’entraînement, il convient de ne pas concentrer son regard sur une seule attaque ou sur un seul membre, mais plutôt de fixer l’attaquant globalement.
Il faut penser à bloquer des attaques côté gauche et côté droit, voire des doubles attaques, en reculant et en avançant, en se désaxant, et en rotation sur soi-même. Ce travail sera accompli avec un partenaire, sur place puis en déplacement. Travailler face à un miroir aide le pratiquant à se perfectionner, en lui rappelant tous les paramètres en jeu. Se faire corriger par le professeur permet ensuite de s’auto-corriger.

Le Hoshinsoul

La self-défense (Hoshinsoul en coréen) est un ensemble de techniques destinées à répondre à des situations d’agression, allant de la simple saisie à la tentative de strangulation, en passant par des attaques avec ou sans armes.

Elle permet d’enrichir ses capacités de ripostes, graduées en fonction de la nature de l’agression. Art martial plébiscité pour son réalisme et son efficacité, le Taekwondo n’a pas vocation à former des bagarreurs de rue. Cependant, en tant qu'art martial de défense, il permet bien souvent d’éviter ce type de confrontation, grâce à la confiance en soi acquise par un entraînement rigoureux et une pratique constante. Si la confrontation doit toutefois avoir lieu, le pratiquant sera en mesure d’y faire face avec une réponse efficace et proportionnée.

En Taekwondo, le corps tout entier peut servir d’arme pour présenter une réponse adaptée aux agressions. L’utilisation de certaines techniques dépend de la situation de combat. Il faut prendre en compte la taille et le poids de l’adversaire, mais également le nombre d’adversaires, ainsi que l’espace disponible. Si l’espace est important, on pourra riposter avec les pieds et les poings ; dans le cas contraire, on utilisera les genoux et les coudes.

L’ensemble des techniques de self-défense demande une connaissance des points vitaux du corps humain (Keupsoh) et de ses zones sensibles, de façon à être le plus efficace possible. Il est important de se rappeler que la self-défense privilégie l’efficacité et non l’esthétisme. Ainsi, les techniques doivent être simples et immédiates : blocage, attaque et contrôle de l’adversaire.

Une épreuve de Hoshinsoul  figure dans les passages de dan, rassemblant diverses techniques parmi lesquelles des saisies, des esquives, des ripostes, des clés...

L’expérience du maître en la matière permet d’apprendre une multitude de techniques de self-défense. Chacun, en fonction de sa morphologie, de ses aptitudes et de ses sensations, pourra s’approprier petit à petit les différentes techniques jusqu’à acquérir des automatismes et une efficacité en situation réelle.

Les pas combat

Le pas combat est un combat conventionnel entre un attaquant et un défenseur. Il est fondé sur les réflexes et l'anticipation, les esquives, les déplacements et les blocages. Il s'agit de bloquer et de riposter dans le temps en utilisant un maximum de techniques des membres supérieurs et inférieurs.
Il existe sous plusieurs formes. Les plus pratiquées en Taekwondo sont Hana Bon Kirougi (1 seule attaque) et Sebon Kirougi (3 attaques). Au dojang, on travaille sur 1 pas, 2 pas ou 3 pas, tant à gauche qu'à droite.

Les pas combat préparent les pratiquants à développer leurs réflexes, à avoir des postures stables au moment du blocage ou de l'esquive. Ils servent aussi en cas d'agression à se défendre et, éventuellement, à riposter. Ils permettent d'acquérir une plus grande confiance en soi.

Les pas combat peuvent être composés de :

attaque blocage riposte
attaque esquive blocage riposte
attaque anticipation riposte
attaque blocage maîtrise de l'attaquant éventuellement riposte

Chaque fois, l'attaquant adopte la même position d'attaque Ap Koubi et attend la réponse du partenaire qui manifeste à son tour qu'il est prêt. Dans les examens, l'attaque est toujours portée au poing, au niveau haut entre la gorge et le menton (Olgul Jireugi). A l'entraînement, elle est aussi travaillée au niveau du plexus solaire (Montong Jireugi) ou au niveau bas (Ale), Elle peut aussi être portée avec les membres inférieurs.

Ce travail demande une grande concentration des acteurs et une bonne vitesse de déplacement et d'esquive, surtout pour le défenseur. Une bonne stabilité et la précision et la réactivité sont nécessaires pour obtenir un résultat efficace.

Au CEB, les pas combats sont demandés à tous les passages de grades. Lors du passage de grade de la ceinture noire 1er dan en France, les candidats doivent exécuter 6 pas combat avec des techniques variées. La riposte doit être effectuée avec 2 techniques de bras, 4 techniques de pied, dont 2 coups de pied sautés.

Exemple de déroulement d'un pas combat :

1 - Les deux partenaires sont face à face. Ils prennent leur distance. Ils se saluent et se mettent en position Chumbi.
2 - A est attaquant, il recule alors la jambe droite, se met en position Ap Koubi et fait un blocage Ale Maki du bras gauche. Il fait un Kihap (cri) qui signifie qu'il est prêt à attaquer. (voir photo)
3 - B répond lorsqu'il est prêt par un Kihap (cri).
4 - A attaque avec un coup de poing Olgul Bandea Jireugi (au niveau de la gorge).
5 - B exécute alors sa technique.

NB : Le défenseur (B) doit obligatoirement faire un kihap à la fin du pas combat pour signifier la fin de celui-ci.